Greffe d’utérus: une nouvelle avancée possible dans les PMA

L’utérus, un organe indispensable pour pouvoir donner naissance à un enfant. Pourtant, certaines femmes en sont dépourvues, soit parce qu’elles sont nées sans, soit parce qu’on a dû le leur enlever pour des raisons médicales sans compter aussi toutes les femmes qui ont une malformation qui le rend inutilisable pour la procréation. Ces femmes se retrouvent donc dans l’impossibilité de donner naissance à leur enfant étant donné qu’il est illégal en France d’avoir recours à une mère porteuse.

Un nouvel espoir voit le jour avec la greffe d’utérus. Depuis une dizaine d’années, les chercheurs de plusieurs pays se sont penchés sur la question et en 2011, le premier succès de greffe d’utérus a été réalisé en Turquie. En 2012, deux greffes de mère à fille ont été réalisées en Suède. Cependant, il est encore trop tôt pour savoir si les espoirs que l’on porte sur ces greffes sont justifiés. En effet, pour l’heure, aucune naissance n’a eu lieu avec un utérus greffé. Les deux personnes en Suède doivent attendre un an avant de pouvoir tenter l’aventure de la grossesse.

La question s’est posée de savoir si le fait de subir une greffe était contre-indiqué pour le devenir du fœtus, des médicaments immunosuppresseurs devant être pris quotidiennement afin d’éviter le rejet. Cependant, des études médicales ont suivies des femmes ayant subi des greffes d’autres organes et prenant le même traitement tout en ayant mené une grossesse à terme et il semblerait que le risque de malformations pour le fœtus ne soit que légèrement plus élevé. Tous les espoirs sont donc permis.

En France, cependant, on envisage, contrairement à la Suède, de pratiquer ces greffes à partir d’utérus prélevés sur des personnes décédées. En effet, cette greffe n’étant pas essentielle à la survie de la personne, elle est plutôt considérée comme une greffe de convenance et donc il se pose la question d’éthique relative au prélèvement d’un organe sur une personne saine sans que la vie d’autrui soit mise en jeu. Bref, au final, tant que l’organe est viable, c’est tout ce qui compte, qu’il provienne d’un donneur vivant ou non. Le seul hic c’est que votre mère ne pourra pas, même si elle le souhaite et qu’elle n’en a plus besoin, vous donner son utérus et qu’il faudra donc attendre une autre donneuse compatible.

L’Agence de biomédecine pourrait prochainement autoriser ces greffes en France. Un bel espoir pour les femmes qui en auraient besoin.

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